Pourquoi je n’aurais pas de deuxième enfant et pourquoi ca me pèse…

58
958 vues

Celles qui me suivent régulièrement le savent peut-être ou pas, peu importe d’ailleurs, mais je suis atteinte de polyarthrite rhumatoide. J’ai été diagnostiquée l’année dernière au mois de Décembre, le jour de l’anniversaire de mon Big d’amour. Je ne suis pas prête d’oublier ce jour-la. Bref, depuis, je suis suivie par un excellent rhumatologue, qui a pris mon problème très au sérieux. J’ai droit à un bon traitement sophistiqué composé d’anti-TNF et de methotrexate. Depuis, sur papier, mes paramètres s’améliorent considérablement. Malheureusement, dans la pratique, les douleurs sont encore importantes, sans parler de la fatigue qui frappe quand elle en a envie !

Bref, c’était pour vous situer la situation. J’ai eu une petite fille en Avril 2007. La grossesse était normale mais un peu lourde quand-même. Rien avoir avec ces femmes enceintes speedées qui font des trucs de malade avec leur gros ventre. D’un autre côté, j’étais en train de déménager 1 mois avant l’accouchement et j’ai travaillé jusqu’à l’avant-veille de l’accouchement, qui est venu avec 10 jours d’avance, il est vrai.

Nous avions toujours envisagé d’en avoir 2 mais voila, avec la première, la vie n’est pas si simple que cela. Y’a des weekend ou nous morflons. Maintenant qu’elle a 3 ans, ça va vraiment beaucoup mieux mais avant, c’était une autre histoire. Je ne vous parle même pas des 4 premiers mois qui ont été un calvaire sans nom pour cause de coliques inexpliquées. Pitchoun dormait à peine en journée. 1/4 heure par ci, 1/4 heure par la. J’étais exténuée, un vrai zombie. Et j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre.

Donc, un deuxième enfant, nous parait une chose impossible, d’un point de vue, gestion de l’énergie. Je sais, cela peut paraître lâche et peu courageux. Mais, faire un deuxième alors qu’on est déjà à bout de souffle avec le premier, ce n’est rendre service à personne. Et maintenant que je sais que je suis malade et que je prend un traitement qui exclu d’office une grossesse, à moins de l’interrompre, ce n’est plus du tout à l’ordre du jour. Pour conclure, notre maison n’a que 2 chambres et celle de Pitchoun est déjà suffisamment petite que pour ne pas envisager d’y installer un petit frère ou une petite soeur. Nous pourrions emménager le grenier, mais une fois de plus, il faudrait beaucoup de temps et surtout beaucoup d’argent.

Donc, un deuxième enfant c’est pas possible.

Oui, mais voila, aujourd’hui, cela me pèse. Car, ma fille est là et je vois que cela lui ferait du bien d’avoir un petit frère ou une petite soeur. Moi-même j’ai grandie enfant unique et des fois, je m’ennuyais sévèrement. J’avais une tonne de jouets pour compenser. Je n’ai pas envie que ma fille grandisse seule. J’aimerais qu’elle ai un petit frère ou une petite soeur, pour grandir ensemble, pour partager des choses, pour se faire des confidences. Pour un tas de raisons que je n’arrive pas à expliquer. Ce qui rend les choses encore plus dur, c’est qu’autour de moi, ça accouche dans tous les sens. Et beaucoup de gens qui ont eu leur premier à la même période que moi, ont déjà fait leur deuxième. Bein oui, c’est normal…

Moi, j’en souffre. Je me sens ridicule avec mes petits problèmes de santé et nos considérations pratiques face à ce désir de donner un petit frère ou une petite soeur à ma petite pitchoun. Elle vaut plus que cela. Est-ce que je le veux pour moi ou pour elle ? Sincèrement, je ne peux pas réponde à cette question. Sûrement un peu des deux.

Donc, maintenant, il faut que je fasse une croix, que je vende toutes les affaires de bébé de Pitchoun histoire de définitivement bannir cette idée de ma tête et passer à autre chose. La vie à trois peut-être merveilleuse, je n’en doute pas. Je dois l’accepter, sans le regretter, car c’est le choix de la raison, qui le meilleur pour tous le monde.

Mais voila, ça fait mal…

58 COMMENTS

  1. Courage pour ça, ça ne doit pas être facile en effet, mais au final tu n'as pas vraiment d'autre choix que d"accepter" la situation… perso', j'étais enfant unique, et tellement jalouse que j'aurais detesté avoir une soeur ou un frère lol ^^

    • Salut Malicia, merci beaucoup pour tes encouragements. Je sais que je n’ai pas le choix. En fait, si je l’ai, mais ce ne serait pas très raisonnable. Je pourrais mettre mon traitement en suspens, amménager le grenier et puis, procréer, lol… mais voila, si c’est pour ne pas avoir l’énergie pour m’occuper de ma famille, ce n’est pas la peine. Sans parler du fait que je mettrais mon traitement en danger… c’est trop bête.

  2. Coucou,Je débarque sur ton site via hellocoton et j'en suis ravie.J'espère que tout se passera bien pour toi… on dit souvent que le temps nous aide à trouver les réponses à nos questions. Perso, je n'ai pas d'enfant et il fût une période où je disais que je n'en voulais pas mais aujourd'hui, ma vision des choses change petit à petit et j'espère avoir mon premier dans 3 ou 4 ans, après qu'on aura, zhom et moi, acheté notre maison. J'ai grandi avec 2 soeurs de 11 et 12 ans de plus que moi et ça n'a pas été un problème. Le seul mauvais souvenir que j'ai est qu'elles ont quitté la maison quand j'avais 10 ans et je me suis sur le coup senti seule mais elles ont toujours été là pour moi et je suis ravie de ne pas être enfant unique. Si tu sens que tu as envie d'avoir un 2e enfant, ne perds pas cette idée de vue mais attends encore un peu si cela t'inquiète au niveau de la gestion de l'énergie.Bon courage.A très bientôt !

    • Bonjour Stephanie. Mille merci pour ta visite et surtout pour ton joli message. C’est vrai. Il n’est pas trop tard. Pitchoun n’a que 3 ans et biologiquement j’ai encore du temps pour faire un deuxième enfant. Comme tu le décrit si bien, un frère ou une soeur, c’est celui qui sait prendre soins des autres. Pas comme une maman ou un papa. Qui parle le même languague et à qui l’enfant pourra se confier comme à personne d’autre. C’est pour cela que je pense que c’est important. Aller on verra, demain est un autre jour et qui sait ce que l’avenir me réserve. En tout cas, je te remercie de tout coeur de ton commentaire. C’est vraiment gentil. A bientôt.

  3. Comme je peux te comprendre … je ne suis pas dans la même situation que toi, mais je trouve très courageux de ta part d'être si lucide.  Je n'aurais envie que de te dire une chose : laisse-toi le temps, il n'est jamais trop tard … ta pitchoune sera peut-être très heureuse d'être "grande soeur" plus tard, quand tu te sentiras prête, que tu auras repris des forces …. courage ma belle!

    • Coucou Bieke. Merci beaucoup pour tes encouragements. Il est vrai que j’ai encore un peu de temps. Jusqu’à 40 ans, avoir un enfant n’est pas non plus impossible. Ce qui m’inquiète plus, c’est que je ne sens pas d’ammélioration par rapport à mon étât. Je me dits que dans 3/4 ans, cela ne pourra qu’aller moins bien. Je ne suis pas très optimiste et ça c’est un tord, je le conçois. Tes encouragements me font beaucoup de bien en tout cas et c’est en lisant vos mots que j’arrive à mettre un peu plus de perspective en me disant que dans quelques années, les choses seront peut-être différentes. Je garde espoir en tout ! Mille merci. Bises

  4. On ne se connait pas c'est étrange de te donner mon avis comme ça mais j'en ai eu envie… pourquoi bannir tout de suite et définitivement l'idée d'un second enfant, ta fille n'a que 3 ans tu, enfin vous avez encore le temps… de voir comment tout cela évolue… quand mon grand avait 3 ans je n'en voulais pas d'autre, je ne suis pas malade mais un peu pour toutes les raisons que tu évoques et puis 6 ans et demi après bébé 2 était là… laisse toi un peu de temps non?

    • Coucou maman@home. Merci pour ton avis. On se connait un petit peu quand-même. Je suis une lectrice assidue de ton blog, peut-être un peu discrète car je ne commente pas bien souvent. Soit. Ce n’est pas tant l’idée de laisser beaucoup de « temps » entre les deux qui m’effraye. C’est mon âge (J’ai 36 ans) et mon état de santé, qui ne s’amméliore pas, qui me font passer que cela n’ira pas mieux avec le temps. Le matériel, c’est finalement très secondaire, mais la santé ? Finalement, tu as peut-être raison. Le temps peut changer bien des choses, en bien ou en moins bien. Même si la perspective de me replonger dans les couches dans 3 ou 4 ans ne m’enchante pas 😉

  5. Je te souhaite beaucoup de courage, soit pour faire le deuil de ce deuxième, soit pour faire le choix de l'accueillir dans les meilleures conditions possibles. :*

  6. Et pourquoi ta fille ne serait pas heureuse sans frère ou soeur ? Les enfants ne sont pas des copiés/collés de leurs parents… Si cela t'a pesé étant enfant, rien ne dit qu'il en est de même pour elle. Et rien ne dit que tu n'aurais pas aimé être enfant unique si tu avais eu un frère ou une soeur (lol) !Et tu n'as pas des "petits problèmes de santé"… Le rhume des foins est un "petit problème de santé" ! J'ai une collègue de travail qui a fait un deuxième enfant alors que le premier avait de sérieux problèmes… La deuxième a aussi des soucis (moins graves certes). Bilan ? La vie du couple tourne autour de ça en permanence ! Quelle joie !!Profite de ton couple, profite de ta fille, profite de la vie quand ta maladie te laisse un peu de répit !! Et invite les petites camarades de ta fille à la maison pour de joyeuses soirées pyjamas (elle devrait en être ravie et cela devrait te dissuader d'en faire un deuxième – je plaisante bien sûr !).
    P.S. : Je suis allée voir ton âge sur ton profil Hellocoton avant de te répondre… C'est pourquoi je me range derrière la raison alors qu'en première intention, j'aurais été tentée de rejoindre l'avis de Maman@home…

    • Coucou Begonia. Voui, sur le coup de la logique, c’est la raison qui l’emporte très largement. Tu as clairement expliqué que c’était une question d’état d’esprit. Je dois me contenter de ce qui est la devant moi : une jolie famille. Un mari plus que formidable (vous n’avez pas idée à quel point il l’est), une petite fille magnifique qui m’apporte des choses que je ne peux décrire et puis une maison et un travail (trop) bien rempli. Donc, pourquoi ne pas être heureuse ? Oui pourquoi… Je vois autours de moi ces mamans qui accouchent. Deuxième, troisième enfant et que le font toutes avec une facilité, qui de l’extérieur, parrait presque enfantine. A croire que je n’ai rien compris au principe de la parentalité et que je fais tout faux… Mais tu as raison, je dois relativiser. Tout n’est pas si noir et le bonheur que j’ai déjà, je dois en profiter pleinement. Merci en tout cas pour ton avis.

  7. Je pense qu'on n'est pas forcément malheureux si on est enfant unique, on peut très bien le vivre et être entouré d'amis, cousins ou autre…Personnellement (mon fils va avoir un an) et malgré qu'il soit très facile à vivre, je n'envisage pas du tout de lui donner un petit frère ou une petite soeur…Peur de ne pas avoir assez de temps, d'énergie, de faire des différences…et l'impression d'être comblée à 100% av lui seul..Tu as encore bien le temps d'y penser…Bizzz

    • Merci Laurence. Tu es une des rares mamans autour de moi, qui me dits qu’elle ne souhaite pas envisager de deuxième. Je ne sais pas, je dois être entouré de gens issus de familles nombreuses 😉 C’est surtout pour elle que je « m’inquiète » (c’est un grand mot…). Hier, nous étions au parc et malgré le nombre d’enfants disponibles, elle jouait toute seule dans le sable à se construire un chateau. Mais il est vrai que j’ai encore un peu de temps. Mille merci pour ton petit mot. Bisous.

  8. J' ai une petite fille de six ans . Atteinte d' un Syndrôme de Fatigue Chronique, j' ai renoncé tout comme toi à faire un deuxième enfant . C' est un deuil très difficile à faire, et je suis parfois amère quand je vois tous ces jolis ventres ronds . C' est injuste mais c' est comme ça …Courage !

    • Courage à toi Frannso. Je comprend ce que tu vis. Avant de me mettre dans la case « PR », je suis passée par la case « fybromyalgie » et bonjour l’incompréhension…Ce mal n’est pas bien compris et beaucoup de gens ont du mal à réaliser l’impact que cela peut avoir sur une vie … J’espère que vous vous en sortez. Je te souhaite plein de courage à toi et ta petite famille et calins à ta petite fille.

  9. J'ai lu ton billet hier et je ne suis pas parvenue à trouver les mots justes.
     D'ailleurs, je crois que ce sera pareil aujourd'hui…Je me contenterai donc de t'écrire que je t'ai lue (au sens d'écouter) attentivement. 😉

    • Mille merci La Mère Joie. J’avoue, qu’avec le recul, je ne sais pas trop pourquoi j’ai fait ce billet. J’avais besoin d’exprimer mes sentiments. j’en parle à mon homme mais l’écrire, c’était comme fermer une porte sur une douleur, sur un manque, que je ressens. Le fait de savoir que des femmes, comme toi, me lisent, et m’écoutent, comme tu l’écris, me soulage déjà un peu. Et ça, ça fait du bien. Ca aide, comme on dit. Au plaisir de te lire et à bientôt.

  10. Eh bien moi, je n'ai pas d'enfant pour l'instant mais j'y songe sérieusement. Par contre j'ai une PR depuis 2003. C'est vrai qu'au début, je me suis remise en question sur pleins pleins de trucs et au bout de 7 ans, je ne souffre que très rarement, je ne prend plus de traitement et  ma vision de la vie a changé, je n'ai plus peur du regard des autres, et si par chance j'arrive à avoir un enfant, je ferai avec lui ce que je fais dans ma vie de tous les jours: j'y vais à mon rythme et si cela gène, tant pis. Bref, tout ça pour dire que peut-être que d'ici quelques temps ta PR te donnera l'occasion de repenser à tout ça et de mettre un deuxième en route. 😉 Mon conseil, ne laisse pas la PR influencer tes choix.

    • Merci beaucoup pour ton message Orgebin. Cette PR domine à peu près tout dans ma vie pour l’instant. Bien-sûr, je prend mon traitement, j’essaye de relativiser, mais ce n’est pas évident. Ton point de vue me redonne de l’espoir. En effet, cela fait 6 mois que je prend de l’Humira et du metothrexate et je n’ai pas l’impression que cela s’arrange. Sur le papier, oui, mais en vrai, je suis toujours crevée et mes articulations me rappellent régulièrement, qu’il y a quelque chose qui cloche. Alors, quand on sait à quel point un enfant peut être énergivore et qu’on a déjà du mal à vivre sa vie au quotidien, envisager une grossesse parait totalement insurmontable. J’espère que je vais rapidement ressentir les effets de mon traitement. Quand je lis les reactions de patients qui prennent de l’Humira et qui soudainement se transforment en pile electrique, j’ai du mal quand-meme. Enfin bon, positive attitude et vive l’avenir. Merci beaucoup pour ton témoinage en tout cas !

  11. Hello, on ne se connait pas, je passe de temps en temps sur ton blog, sans laisser de traces. Aujourd'hui, je t'en laisserai une, avec un message d'espoir. J'ai deux garçons et avec le papa, on décide qu'on on restera là car c'est beaucoup de travail, mine de rien, lesenfants…Début 2009, on m'a diagnostiqué une sclérose en plaques, tu connais sans doute si tu es atteinte de polyarthrite, c'est aussi une maladie fatiguante, très sympatique, etc…. à l'annonce de ce diagnostic, j'ai définitivement fait le "deuil" d'un troisième enfant, projet que je gardais, mine de rien, enfoui au fond de moi. Le hasard, le destin (qui sait) en a voulu autrement : le jour de l'été, un petit être a pris vie en moi et elle est arrivée le 16 mars dernier. Une petite fille. Un troisième petit bonheur. Moi qui croyait ne plus avoir d'enfant. Bien sûr je suis fatiguée, bien sûr, je pense à cette connasse de maladie, mais j'ai de la chance car je me sens relativement épargnée. Et le bonheur de voir mes enfants grandir n'a pas de prix. Ce n'est pas par égoïsme que nous avons choisi de faire ce petit troisième puisque c'est le hasard qui nous l'a apporté. vec bonheur. Je te souhaite ce même hasard. Même si j'ai eu aussi pas mal de difficultés mais on en sort grandie. Et heureuse quand on contemple ces petites merveilles qui nous poussent, qui nous donnent des ailes, nous obligent à aller de l'avant ! Pour être forte, pour eux !! Bon courage

    • Merci beaucoup Anne-Lise. Ton message est l’illustration meme du fait que ce genre de maladies remet tout en question. En tout cas, chapeau d’avoir tenté l’aventure. La sclerose en plaque, ca ne rigole pas non plus 🙁 Ce qui est génial, c’est que tu as relevé le défis avec force et courage et comme tu le dis, tu en ressors grandie. C’est peut-etre ce courage qui me manque aujourd’hui. Qui sait… Mille merci pour tes encouragements et plein de bonheur à toi et les tiens.

  12. Bonjour, j'ai vu ton lien chez Aude et le titre m'a interpellée puisque je suis passée par là mais sans les soucis de santé. Je suis donc la maman d'une fille unique et avant d'en arriver là je me suis posée des milliers de questions, j'ai pleuré encore et encore mais aujourd'hui ça va beaucoup mieux. Et surtout je pense que ma fille est heureuse, en 5 ans elle n'a jamais demandé une seule fois un frère ou une soeur et je n'ai pas l'impression qu'elle s'ennuie. (ça peut changer!) Et la vie à trois est merveilleuse, ça oui!Je ne vois pas pourquoi tu dis que c'est lâche, on fait un enfant pour soi, sûrement pas pour les autres et le faire pour son autre enfant ne doit pas être la raison principale. Je ne suis pas venue faire de la pub pour moi, mais j'ai écrit un article sur mon enfant unique il y a un an. Cet article m'a aidé à accepter l'idée (j'ai mis 2 ans à réussir à l'écrire) et surtout les très nombreux témoignages ont été un beau partage et m'ont aussi réconfortée et rassurée. Si tu veux lire, le lien est dans mon prénom. Je voudrais te dire aussi que si vous les parents vous êtes en phase et que vous ne parlez pas de ce sujet douloureux devant votre fille, il n'y a pas de raison que ça la travaille trop…J'espère de tout coeur, que tu arriveras à dépasser tout ceci mais comme le disent certaines, on ne sait jamais, ce n'est pas gravé dans le marbre… Et puis 3 c'est une famille!

    • Bonjour Carole. Mille merci pour ce témoignage qui m'a vraiment émue. Je suppose que tu me comprends quand je te dis que j'ai eu cette stupide impression d'être anormale à chaque fois de quelqu'un de mon entourage m'annonce qu'elle est enceinte pour la deuxième ou la troisième fois. Je me dis, allez encore un qui y arrive bien mieux que moi et à qui la parentalité réussis comme dans les bons films. C'est difficile de se faire à l'idée que l'on aura qu'un enfant. J'ai l'impression que la présence d'un autre petit dans la maison lui ferait tellement de bien ! Pour l'apprentisage de valeurs déjà. Le partage, mais aussi les jeux entres enfants, l'entre-aide et puis pour avoir quelqu'un de son age pour pouvoir partager des choses. C'est vraiment difficile à expliquer et je crois que je ne suis pas prête d'accepter. Je sens encore beaucoup de frustrations et de larmes en perspective. Mais rationnellement, je dois en rester la. C'est plus raisonnable. Mille merci pour tes gentils mots. Je me sens un peu moins seule.

  13. Moi aussi j'ai grandit enfant unique. Avec le recul cela m'a appris plein de choses: gérer et apprécier la solitude, développer mon imagination pour trouver des jeux, avoir de vrais amis… J'ai aussi développer une relation très forte avec ma mère.Mes parents n'ont jamais pu avoir de deuxième enfant et voilà ce que ma mère me disait petite: notre bébé était tellement bien la première fois que le moule n'a pas voulu recommencer de peur de faire moins bien !!!Plus tard elle m'a avouée la douleur mais surtout la joie d'avoir connue une grossesse, la maternité et le bonheur d'avoir au moins un enfant.Sois forte et courageuse et profite de ces moments de bonheur avec ta puce, ce sont eux qui te feront oublier le reste !!!Courage !!!!

    • Mille merci Paris de Maman. Tu as raison, je dois, en tout cas pour l’instant, m’accrocher aux moments de bonheur qui me sont donnés et tout simplement les savourer. Merci beaucoup

  14. Moi j'ai 20 ans, l'avenir devant moi et ton article m'a mis les frissons, ça doit être tellement dur de devoir faire un choix alors que tu as quand même envie d'un second enfant… Le seul conseil que j'ai envie de te donner c'est de prendre ton temps, pour te rétablir au niveau de la santé, pour profiter de ta fille et puis, peut être qu'un deuxième viendra tout simplement. Ou sinon, pensez peut être à l'adoption… Je ne sais pas si c'est une question sur laquelle tu es ouverte, moi j'ai toujours dis que je voulais adopter, mais ça peut aussi être une solution. Et puis, si ta fille n'a pas de petit frere ou de petite soeur, ben elle aura plein de copine et elle aura ses parents que pour elle, la petite chanceuse!En tout cas bonne continuation à vous trois! Bisous

    • Bonjour Emelie. Merci de m’apporter ton témoignage et tes conseils. C’est vrai que l’idée de l’adoption a fait une apparation à un moment. Cela m’éviterait de subir les inconvénients de la grossesse (rassures toi, ca peut etre plaisant aussi ;-)) et surtout de ne pas interrompre mon sacro-saint traitement. Mais mon homme n’est pas chaud du tout pour cette solution. Chacun son truc hein… Pour l’instant et graces à tes ces conseils, je vais vivre les choses comme elles viennent. Et puis peut-être que dans quelques mois ou quelques années, je me sentirais mieux et serais capable d’envisager les choses différemment. Bisous à toi et encore merci pour tes encouragements.

  15. Moi j'ai pas d'enfant et faire un bébé quand on ne s'en sent pas capable ou qu'on est pas prêt c'est sûrement pas une bonne idée mais je crois que tout le monde morfle un peu au début et quand j'entends ma maman (qui vu son âge ne peut plus avoir d'enfant) dire que si c'était à refaire, elle en aurait 2 de plus (on est 3) je crois que ce ne sont pas les considérations pratiques d'organisation et de place les plus importantes mais celles qui concernent les angoisses des parents … parce qu'un regret d'enfant c'est pire qu'un déménagement. 🙂 En tout cas, être enfant unique c'est chouette, je l'ai été trois ans et j'en garde un très bon souvenir. 😉 

    • merci NinaSotteFille. C’est clair qu’y aller et foncer tête baissée alors qu’on n’est pas en pleine possession de ses moyens, c’est une très mauvaise idée. Les considérations pratiques sont secondaires mais quand pour les résoudre, tu dois démultiplier ton énergie alors qu’elle est déjà sacrément entamée, ca complique fortement les choses et ne te mets pas dans de bonnes conditions pour assumer ton role de maman ou de papa. On verra avec le temps. Ma pitchoun ne se plaint pas de sa solitude. J’appréhende juste le jour ou elle me demandera pourquoi elle n’a pas de frère ou de soeur…

  16. Que dire, si ce n'est que c'est on ne peut plus touchant de découvrir de tel propos, et j'avoue que ça aide à relativiser les petits tracas quotidiens qui prennent parfois des proportions démesurées alors qu'au final ça n'en vaut pas la peine ! Pour ma part, j'ai un frangin, mais on a 20 ans d'écart (il a 20 de plus que moi), donc autant te dire que j'ai été élevée comme une fille unique mais bon après voilà, je pense que beaucoup d'amour peuvent compenser une absence qui ne se fait pas nécessairement sentir quand on ne connait pas la chose en question. C'est peut être bête à dire mais je suis sure que ta pitchoun elle en manque pas d'amour et c'est ça le plus important au final !! 🙂

    • Bonjour MademoizelleV.. Merci beacoup pour tes gentils propos. C’est fou qu’on en arrive à relativiser sur certaines choses quand une mauvaise nouvelle vous arrive comme ca. D’un autre côté, on est envahi d’inquiétude et dans mon cas, je réfléchis beaucoup trop. 20 ans entre ton frère et toi : je dis bravo aux parents ! Courageux car retourner dans la phase langes/pipi/bobo, c’est pas simple quand on l’a déjà vécu. Après, 20 ans, ca forge la maturité de la personne et en revient encore une fois au fait qu’on voit les choses très différemment. En tout cas, je te remerci pour tes mots très gentils. Cela m’aide. A très bientôt.

  17. Je suis infiniment désolée de ce qui t'arrive… Le deuil est un long chemin à parcourir, et le deuil d'une future grossesse doit être équivalent je suppose…J ai deux enfants, j'ai mis terme à ma troisième grossesse en aout. Pareil, il a fallut prendre une décision, la décision de tout arrêter alors que je savais que j'allais avoir un troisième garçon… Je passerai les détails de l'accouchement, mais j'ai moi même actuellement cette sensation de grand vide que l on doit même ressentir dans ton cas.C'est pas évident. Mais si cela commence a te peser, ne peux tu pas arrêter ton traitement momentanément? Je me doute bien que c'est plus compliqué que ça, mais peut être que ça en vaut la peine?Courage à toi, Emeline.

    • Coucou Emeline. Je suis très triste de lire que tu as du mettre fin à ta grossesse. Pas facile et je pense que c’est quelque chose qu’on garde en soi. Courage à toi. J’espère que tu trouveras suffisamment d’amour afin de combler ce vide. Pour en revenir à ma situation, oui, je pourrais arrêter le traitement le temps d’une grossesse. Mais ce n’est pas recommandé. En fait, ma maladie progresse sur le papier. J’ai de la chance quelque part, dans la mesure ou je n’ai pas encore de dégâts physiques sur mes articulations. Mais la douleur, elle est bien la. Et je ne sais pas si physiquement, je serais capable de supporter 9 mois de grossesse. A voir. Mais oui, tu as raison quelque part. Si je le veux vraiment, je le peux. En prennant quelques risques, ca c’est sûre. Merci beaucoup pour ton message et je t’envoies plein de courage pour surmonter ton épreuve.

  18. Pffff, ben on peut dire que ça remet les idées en place… Les petits bobos du quotidien vont me paraître bien ridicule face à ton dilemme.J'ai connu ta douleur après la naissance de mon 1er, mais ma maladie s'appelait dépression nerveuse, et heureusement pour moi, j'ai pu en guérir. Ma problématique n'était pas la tienne, mais le doute, les questions, la douleur et la culpabilité m'ont accompagnée durant des années.Alors même si je ne vis pas ce que tu endures aujourd'hui, je suis de tout coeur avec ton homme et toi, je vous serre très fort, et ce qui est sûr, c'est que tu es une excellente maman, tes doutes le prouvent.Bon courage à ta petite famille, l'important est l'amour que tu offres à ta puce.

    • Bonjour Happylili. Ton message est vraiment adorable et me réchauffe le coeur, tu n’as pas idée 🙂 Dire que je suis une bonne maman, c’est vraiment très gentil, mais j’ai du mal à y croire. Quand le weekend, je suis totalement HS et que j’ai même pas le courage d’aller faire un balade avec les miens, j’ai honte 🙁 Si seulement, j’arrivais à ma débarrasser de cette fatigue pour avoir l’énergie nécessaire pour m’occuper d’eux, je me sentirais déjà un peu moins coupable. Mille merci pour tes encouragements. C’est grace à des messages comme ca que j’arrive à croire à un avenir plus sympatique. Mille merci !

  19. Je viens de découvrir ton blog et je suis très touchée par ce post. Je suis moi aussi atteinte de rhumatisme (psoriasique), je l'ai appris dans l'été après 3 ans d'examens et de souffrance… Nous avons dû reporter la conception d'un deuxième enfant jusque là. Il grandit en moi depuis quelques semaines… je sais que ça va être difficile. Bravo pour ton courage, je le comprends, il n'est pas aisé de faire un choix, dans un sens ou dans l'autre. Profite de chaque petit moment de bonheur que la vie mettra sur ta route, ils seront nombreux !

    • Bonjour Happyme. Pardon pour la réponse tardive. Et oui, j’ai un job de malade… Faut bien vivre. Je suis très touchée de lire que tu es atteinte d’une affection rhumatismale et que tu aies eu le courage de te lancer pour avoir un deuxième enfant. Moi, je ne l’ai pas et c’est pour moi une raison de plus pour être admirative devant ton courage Ce sera difficile, certes, mais face à la maladie, on relativise plus facilement qu’avant et surtout, les bonheurs qu’on vie, on les vie pleinement. Je te souhaite plein de bonheur et que tout se passe bien pour toi !

  20. Il est très beau ton post… Il me touche beaucoup même si je n'ai pas de polyarthrite et si j'ai déjà deux enfants. Je me pose un peu les mêmes questions pour un troisième (j'ai toujours révé de trois enfants mais une troisième dépression post-natale, je suis pas capable) et t'as raison "ça fait mal"…Quoiqu'il en soit, je pense qu'il y a des enfants très heureux sans frères, ni soeurs et d'autres très malheureux avec (j'appartiens plutôt à la deuxième catégorie). Courage à toi.

    • Merci Audrey. La dépression post-natale… Ca peut parraitre idiot, mais moi, j’ai eu la chance de toucher le fond 3 jours après l’accouchement… Je n’arrêtais pas de pleurer. Le trou, ouah, terrible. Du coup, l’équipe de soins déjà très prévenante, l’étais encore plus. J’ai même eu l’opportunité d’aller parler à un psy pendant mon séjour à la maternité. Tout simplement pour parler et vider mon sac. Pour être tout à fait précise, je souffrais beaucoup de ma césarienne d’urgence et pas que physiquement. Le fait de ne pas avoir pu « accoucher » de ma petite fille me déchirais de l’intérieur. Va comprendre. Donc la dépression post-natale, je sais ce que c’est et c’est pire que tout, car pour l’entourage, vas-y pour comprendre. Pour conclure, tu as bien résumé la situation. Aucune « configuration » n’est la bonne. Il faut simplement apporter de l’amour, de la compréhension et de la tendresse et profiter des instants en famille, qu’elle que soit la formule 😉 Encore merci pour ton adorable message.

  21. C'est la 1ère fois que je viens sur ton blog mais ce que tu dis me touche profondément : après 3 ans d'essais bb2 infructueux, je viens d'apprendre que c'est fini pour moi, il n'y a plus aucun espoir d'avoir 1 2ème bb.Mon travail de deuil va être long et dur (d'ailleurs je t'écris en larmes) bien que ma puce de 4 ans 1/2 soit superbe et en pleine forme.Je ne sais comment relativiser et même si je ne suis pas malade comme toi, je comprends tout à fait ce que tu veux dire car moi aussi je mettrais gravement ma vie à nouveau en danger s'il y avait grossesse, qui de plus serait forcément par FIV…Je te soutiens de ton mon coeur et espère que nous trouverons la force de surmonter cela,biz

    • Bonjour Sev118. Tout d'abord, mille excuse pour cette réponse tardive. Je suis très triste de lire que tu ne pourra plus avoir d'enfants. Cela doit être d'autant plus frustrant et difficile à vivre quand on s'arrête sur un echec. Dure, dure… J'espère que tu arrivera à appaiser tes souffrances et tu pourra faire ton dueil. Je t'envoies pleins d'ondes positives et plein de courage. Tu dois surement en avoir beaucoup plus besoin que moi. Je t'embrasse.

  22. bonjour je vous souhaite beaucoup de courage je suis tomber par hasard sur votre blog moi j'ai 27ans je suis atteinte d'un psoriasique rhumatoide la vie est pas facile tout les jours .mais je vie aux jours le jours j'ai une puce qui va avoir 4 ans  j'envisage un deuxiement mais je me tate voila tout aller courage votre choix est le bon a bientot j'espere

    • Bonjour Ise. Désolée de répondre à votre commentaire si tardivement. Je me suis un petit peu emmêlée les pinceaux. Vivre au jour le jour, c’est la seule chose à faire avec ce genre de maladie. On béni les jours ou tout va bien et puis on s’accroche les autres jours. Je vous souhaite vraiment plein de courage. A bientôt.

  23. Bonjour

    je viens de lire ton message et je pense que tu as du courage de simplement de te rendre compte de tes limites , tu vas trouver un équilibre ( si ce n’est pas déjà fait) et on peut très bien avoir une vie riche d’échanges et de relations humaines sans avoir d’enfant.

    je lis ton message tardivement ( un an après) car je me retrouve dans une situation similaire d’un non désir d’enfant suite à un environnement parasitaire et peu bienveillant. Je te trouve courageuse avec ce souci de santé que tu dois maintenant gérer.
    Je vais résumer de mon côté mon choix: des parents qui ont eu du mal à me laisser ma place de mère à construire, des beaux parents complètement malades psychiquement et extrémement nuisibles ( je l’ai admis que deux ans plus tard avec tristesse mais le deuil d’une relation même normalisée est en route), une grossesse difficile avec déménagement,boulot chargé, un époux pas d’empathie ( heureusement en progrès depuis)et un gamin qui a traîné un torticolis de naissance pendant deux mois ,qui ne pouvait dormir et se réveillait toutes les heures ( faim, douleur, colique). On ajoute dans la marmite une première nourrice qui me l’a isolé, fait peur et recoincé le cou, et un pédiatre qui nous a « gentiment « envoyé balader au début car nous ne copmprenions pas les pleurs de notre bébé.C’est un osthéopate qui a résolu le problème car juste après les manip notre petit garçon a commencer ses siestes.
    Aujourd’hui il a presque trois ans, mon époux ( qui voyage pas mal et je me retrouve presque mère célibataire)et moi avons déployé énormément de patience et de contenance , cela en vaut bien sûr la peine, nous nous accordons pour dire que faire un deuxième serait plus difficile. Il s agit d être lucide et réaliste.
    Je suis âgée pour un faire un deuxieme ( bientôt 39), nous devons réfléchir mon époux et moi car cette décision ne résulte pas de moi uniquement et la nécessité de confort ( mentale, matériel) est nécessaire.
    Voilà de mon côté ce choix et une non culpabilité de ne pas faire un deuxième.
    Bon courage à toi

  24. Bonjour! J arrive 1 an après tous les commentaires et je ne sais pas où tu en es dans ta vie… Je voulais te faire part de mon expérience.. J ai 30 ans, j ai aussi une poly. Rhumatoide depuis mes 24 ans. J ai arrêté le métho par injection en février 2009 car je souhaitais avoir un bébé. Depuis j ai du une fille en 2010. Et tout comme toi elle est inépuisable 🙂 elle sache que depuis ma grossesse je n ai plus aucune douleur et je ne suis plus sous traitement. Cela fait donc 2 ans que je vis normalement! Tous les docteurs m on dit que la grossesse « modifié » les défenses immunitaires..ça peut durer encore un moment! :)pourvu que ça dure encore.. donc pour une 2ème grossesse je n ai vraiment pas peur de ça..plutôt de la logistique à la maison 🙂 courage ! La fée.

  25. Chère Fashiongeekette,
    Au beau milieu du discours « politiquement correct » en vertu duquel la maternité ce n’est « que du bonheur », ton article me fait vraiment du bien!! Je pensais être à la seule à culpabiliser parce que je ne veux pas (du moins pour l’instant) de 2e enfant. Mon entourage ne comprend pas. Mais les enfants, on les fait pour soi, pas pour les autres. Les autres ne se lèvent pas toutes les 2h la nuit pendant 6 mois, les autres ne gèrent pas les crises de pleurs, le ménage, les lessives, le travail, la gestion du quotidien. J’appartiens à une famille dans laquelle « famille » et « frère » ou « soeur » ne veut rien dire. Dans mon monde à moi, il y a ceux que j’aime, ceux avec qui je partage mes joies et mes peines. Et partager des chromosomes avec moi ne suffit pas pour accéder à ce club. Ce n’est pas parce qu’on a plusieurs enfants qu’ils s’aimeront (non, ce n’est pas une obligation d’aimer les membres de sa famille), qu’ils s’entendront bien ensemble. Ils pourront devenir, à l’âge adulte, de parfaits étrangers. Ils pourront même s’étriper sur des questions d’héritage à notre mort. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais oubliez les autres, et concentrez-vous sur vous, votre petite famille. L’important dans la vie est d’être heureux. Qu’on ait 1, 2, 3, 4 enfant(s)… Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de bonheur!!

    • Bonsoir Titeétooile. Mille merci pour votre message. Ce que vous écrivez est plein de vérité. Ce n’est pas parce qu’on a des liens de sang qu’on s’aime, qu’on s’aide, qu’on se supporte ou qu’on se côtoie. J’ai quelques exemples dans ma famille moi-aussi, donc je parle en connaissance de cause. Mais je reste sur cette idée que les enfants grandissent peut-être mieux (je ne sais pas, c’est une hypothèse) avec un autre enfant à leur côté. Ne serait-ce que pour pouvoir se positionner par rapport aux autres, par rapport aux adultes. Ma fille est le centre du monde dans notre famille. Tous le monde l’adore et elle le sait, évidemment… Je n’ai pas envie qu’elle soit le centre du monde, car ce n’est pas bon pour son développement, son équilibre. J’ai aussi parfois l’impression qu’elle s’ennuie quand nous sommes en famille. Nous essayons de lui trouver des activités mais nous ne pouvons pas non plus passer notre peu de temps libre à l’animer. Pas évident. La première pensée est alors un petit frère ou une petite soeur. Mais voila, pas de courage, pas de force. Un enfant, ce n’est pas une promenade de santé. Même si les joies ressenties sont énormes et parfois même indescriptibles, les galères sont énormes aussi. Sans parler du manque de sommeil. Je me concentre donc entièrement aux deux êtres merveilleux qui m’entourent. Je n’ai qu’une dose d’énergie très limitée à leur consacrer et je veux leur donner le meilleur de moi-même. Et qui sait de quoi demain est fait… Carpe Diem et merci beaucoup pour votre message. Je vous souhaite tout autant de bonheur en retour !

  26. Bonjour,
    Comme vous nous venons de faire le choix de l’enfant unique ! Pour des raisons un peu différentes des vôtres mais votre article ma parle beaucoup ! Merci pour ce témoignage !

    • Merci beaucoup MarieL. Et oui, ce n’est pas un choix facile, mais quand il se fait il faut l’accepter et on le vie très bien 🙂

      • Bonjour a toi!!! Perso j’en ai plus que marre d’entendre de la part de tout ces moutons c’est pas normal que tant veux pas maintenant vue ton âge. A la base j’en voulais pas du tout!! Quand je vois mes amies on peut meme pas tenir une discussion sans que ca n’hurle de tout les cotes! Bref Et la je dis que peut être j’en voudrai mais alors qu’un seul c’est oh my god mais non il en FAUT un deuxième et pourquoi ? Pour faire encore comme tout les moutons!!! Vive la société heureusement qu’il reste quelques bergers!!! Donc tu en a qu’un il est en bonne santé! Amen! Et les autres avec leurs questions a la con qu’ils aillent au diable!

  27. Bonjour,
    Votre article me touche beaucoup.
    Je suis dans le meme cas. Je DOIS faire le choix de l’enfant unique. C’est mon mari la voix de la raison dans notre couple. Je suis atteinte d’une maladie inflammatoire qui risque de s’agraver durant la grossesse. On n’en est pas sûr. Mais si la maladie resurgit, je risque de devenir aveugle.
    Doit-on prendre le risque? J’ai déjà la chance d’avoir un merveilleux petit garçon qui me comble de bonheur. Mais j’y pense tous les jours à ce 2eme enfant que je n’aurais jamais. Je me dis que la maladie a gagné, que c’est injuste. Je vois des ventres ronds pousser régulièrement autour de moi : un 2eme, un 3eme enfant. Et je suis triste, en colère etc… Mais c’est comme ça. La maladie nous gache la vie au quotidien et en plus elle pourrit nos rêves, nos désirs, etc…
    Je ne sais pas si vous me lirez, votre article date de 2010. Peut-être avez-vous finalement fait le choix (difficile) d’un 2eme.
    Mon mari a raison : notre fils n’a rien demandé. Il est heureux. Je ne peux pas risqué de devenir handicapé, de ne plus pourvoir l’accompagner partout ou le regarder jouer parce que j’aurai fait le choix egoiste d’un 2eme. Mais je me dis souvent : et si? Car c’est un risque, non une certitude. Un jeu ou je peux gagner gros et perdre gros.

    • Bonjour Agathe, merci pour votre message qui me touche énormément. Pardonnez ma réponse plus que tardive. Je comprend extrêmement bien votre situation. A ce stade ci, j’ai 41 ans et ma fille en a 8. Et j’hésite encore tous les jours. On y va ou pas… Il y a des jours ou je me dis que c’est impossible et d’autres ou je me dis que tout est possible. Je suis superwoman. Sauf que le lendemain je réalise bien que non. La maladie est la, mais ça fait deux ans que j’ai décidé de tout bonnement l’ignorer et elle reste bien sagement dans son coin. Les ventres ronds, ça fait mal. Les annonces de naissance difficiles et quand ma fille rentre de l’école et me dit qu’elle est la seule ou presque à être fille unique, ça me chipote. Mais le pire, c’est son avenir. Car je n’ai pas beaucoup de famille. Pas de frères ou soeurs, pas de cousins ou cousines, en tout cas, pas vraiment proches. Ou très peu. Et même chose pour mon mari. Donc l’avenir de ma famille sera un avenir qu’elle devra se construire toute seule et ça, ça fait vraiment très peur. Certes, il faut avoir confiance et les familles ne sont pas toujours la bénédiction, mais je me dis que sans famille ce n’est tout de même pas l’idéal. Donc voila. Les questions subsistent et rationnellement, je me sens terriblement égoiste de ne pas y aller. Voila. En espérant avoir répondu à votre question. Bonne continuation.

  28. Bonjour, votre histoire me touche. J’ai un garçon de bientôt 3 ans, grossesse difficile, accouchement raté et un bébé hurleur. Sans avoir vos problèmes de santé, je suis extrêmement fatiguée et je ne me vois pas ajouter un enfant à mon planning. Pourtant l’envie est là, mais la raison l’emporte. Alors oui c’est un choix cornélien, j’y pense tous les jours. On se donne encore 5 ans maxi pour prendre notre décision…si on renonce ce sera difficile de faire le deuil d’une famille avec plusieurs enfants. Mais d’un autre côté on aura plus de temps et d’argent pour choyer notre fils et vivre plus sereinement. Bon courage à vous. Chloé

  29. bonjour,
    la lecture de ce blog m’a fait du bien dans le sens ou je vois que je ne suis pas seule à me « torturer » l’esprit à ce sujet.
    j’ai mis dix ans à avoir ma fille et après un long parcours PMA elle est née quand j’avais 39 ans
    j’avais dit c’est fini mais 9 mois apres on a tenté un transfert de notre dernier embryon congelé et cela n’a pas marché
    j’ai laissé passé encore 1 an et relancé les dossiers fiv.
    transfert cette année qui a failli marché (grossesse arrétée à 9 semaines )
    la je viens d’avoir un soucis (une grosse hémorragie lors du curetage de cet embryon mort)
    et je viens d’avoir 42 ans

    bref tout ça pour dire que je m’acharne et je n’arrive pas à faire ce deuil meme si pour moi il serait aussi plus raisonnable d’en rester là .
    je suis torturée par ça un jour oui un jour non et je temps passe.je ne sais pas à qui en parler .

  30. Bonjour,
    Je suis sous methotraxate également depuis quelques mois, j’ai biensûr vite compris que je ne pourrais plus avoir d’enfant. J’ai une petite fille de 2 ans et demi.
    Je ne m’étais jamais imaginée avoir un enfant unique, j’ai déjà pas pu profiter d’elle à fond à cause de ma maladie.
    Aujourd’hui je suis en déprime totale de ne pas pouvoir faire un deuxième enfant. Tout ce que vous dites c’est ce que je ressens, j’ai peur que ma fille s’ennuie, soit pourrie gâtée, seule d’un point de vue familiale… Mais je regrette aussi cette grossesse qui ne viendra jamais, qui pourrait physiologiquement venir mais que je dois éviter impérativement. Chaque femme enceinte, chaque grossesse, chaque accouchement me fendent le cœur… êtes vous arrivé à faire ce deuil? Est ce possible? Comment ?
    Évidemment mon mari et moi pensons à l’adoption mais cela ne résoudra pas tout, seront nous assez forts? D’autant qu’étant déjà parents nous ne sommes pas prioritaire?…
    En ce moment la vie m’est pesante, j’espère arriver à passer cette épreuve et à ne plus verser autant de larmes…
    Marie

Laisser un commentaire