Séjourner dans un 2 étoiles à Paris… Yes, we can !

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Je vous pose le décor : 3 jours de déplacements professionnels et de globe-trottage intense en compagnie de ma collègue, qu’on va baptiser Kimono pour la petite histoire. Je connais Kimono depuis que je suis dans la boîte donc autant dire que nous en avons vu de toutes les couleurs toutes les deux.

Objectif du voyage : montrer des échantillons de notre future gamme à nos chers et vénérés clients en Allemagne et en France. Les échantillons étant très précieux, nous ne pouvons les mettre en soute et devons les garder avec nous en permanence.

Notre escapade :

  • Lundi 04H00 : Réveil… brrr, c’est dure, dure, dure… mais bon, quand faut y aller, faut y aller
  • Lundi 04H45 : Taxi est là. Bon, au moins un qui est à l’heure. Remarque, à cette heure-la, point de problème pour circuler en toute quiétude
  • Lundi 05H05 : Arrivée au bureau et 1er appel à Kimono, qui m’attend déjà avec nos colis à transporter. L’idée que je suis une mule de transport m’effleure…
  • Lundi 05H15 : Aéroport de Bruxelles et c’est parti pour un check-in rapide.
  • Lundi 05H30 : L’aventure commence quand il faut sortir les 11 échantillons au contrôle de sécurité et les poser un par un sur le tapis pour les scanner. Sans oublier que nous devons aussi poser nos propres objets : montre, téléphone, pièces de monnaie, chaussures, bref… premier challenge…
  • Lundi 05H45 : C’est bon, on a réussi, mais déjà épuisée de tout ce remue-ménage, sans parler de la grise mine des autres voyageurs coincés derrière nous et notre convois exceptionnel… Petite pause au Starbucks
  • Lundi 06H45 : Décollage pour Munich
  • Lundi 08H05 : Atterrissage à Munich et une bonne heure d’attente afin d’être rejoints par nos collègues allemands

S’en suite une journée frénétique de visite de clients et de pause ultra-rapide au McDo local afin de remplir nos estomacs qui crient famine. Malgré la fatigue mon décodeur allemand se mets en route et livre tout de même des propos compréhensible et cohérents. Yes, I spreche Deutsch 😉

  • Lundi 16H30 : Arrivée à l’aéroport et préparation pour le vol pour Roissy Charles De Gaule
  • Lundi 17H05 : Les deux comparses angoisses. Traverser la sécurité plutôt pointilleuse allemande avec notre convoie exceptionnel risque d’être… compliquée.
  • Lundi 17H25 : Mais non voyons… Fingers in the noze. Bruxelles à côté c’était Peking Express ! Petite pause Bradwurst/bierre et Pannini/Coca-Cola.
  • Lundi 20H45 : Arrivée à Roissy avec 15 minutes de retard pour cause de grève. Notre deuxième hantise montre le bout de son nez. Et si nous n’arrivons pas à circuler à cause des grèves …
  • Lundi 21H30 : Arrivée à Paris dans le 10ème au lieu de rendez-vous et dépôt de notre cargaison précieuse en lieu sécurisé. S’en suit un dîner sympathique dans un resto Thaï du coin (Madame Shawn pour les intimes) ou nous dégustons de bon petit plats et nous passons enfin un bon moment de détente. Il était temps !
  • Lundi 23H45 : Kimono et moi sommes déposées devant notre palace Le Abricotel dans le 19ème arrondissement. Un hôtel à taille humaine et au confort minimaliste, 2 étoiles, au coeur de Paris. Et de la, le sujet de mon article…

Je remballe tout de suite ceux qui voudraient me traiter de snob ou de pétasse. Non, je n’ai pas des goûts de luxe. Certes, j’aime ça… Qui n’aime pas… Mais, pour moi, il y a un minimum. Et à l’Abricotel, le minimum, je l’ai trouvé.

Situons la chose : L’Abricotel et située dans une rue calme (trop à mon goût), à deux pas de la station de métro Jaures. Quand on entre, il faut sonner. Pas de problème, nous étions attendues. On nous remets les clés. Pas de formalités d’inscription. C’est bien la première fois que ça m’arrive… Nous prenons l’ascenseur qui est tout juste taillé pour nous deux avec notre trolley. Pas moyen de rajouter quoique ce soit. Direction 2ème étage et découverte de nos chambres. Un couleur étriqué et des portes collées les unes aux autres. Cela laisse présager une taille de chambre… minimaliste. Vous noterez que ce mot reviendra souvent dans mon article. Ouverture de la porte et la, c’est, comment dire, la stupéfaction. Oui, c’est vraiment la qu’on nous a réservé une chambre. Nous ne rêvons pas. Bon, je souhaite une bonne nuit à Kimono, ne sachant pas si cela va s’avérer possible…

Je ferme la porte et pousse un gros soupir. J’ouvre la porte de la salle de bain et fais la grimace. Une odeur brûlante de mélange de produits d’entretien et désinfectants en tout genre s’en échappe. Beurk. Par terre, je découvre des restes de cheveux qui ne m’appartiennent évidemment pas. Heureusement, c’est très localisé et je ramasse avec un papier, histoire de ne pas devoir souffrir de cela pendant mon séjour. La douche… c’est une douche… Le miroir est vieux et abîmé. Pas sure que je puisse me maquiller avec ça. Tout est nettoyé mais a besoin d’un énorme coup de rafraîchissement. Bon, au moins, ce n’est pas insalubre.

Puis la chambre… Petite, petite, petite. Une espèce de télé est accrochée au mur en face du lit. Tiens, le lit, parlons-en. On dirait un lit de voyage pour gnome globe-trotteur. Certes, Kimono et moi ne sommes pas bien grandes et réussiront à rentrer nos jambes dans ce micro couchage, mais quand-même. Je pense à mon Big et ses 20 centimètres de plus que moi. Lui ne pourrait pas trouver le repos dans ce truc nommé lit. La literie… je ne vais pas m’étendre. Un matelas, je pense, récupéré dans une prison, des draps usés de chez usés et une couverture qui a du être récupérée au secours populaire.

Dans la chambre, une fenêtre qui donne sur un mur avec des fenêtres d’habitants d’un immeuble en face. Pas de voilages à ma fenêtre et donc bonjour mon intimité si je ne ferme pas le rideau, qui par ailleurs, ferme très très mal…

Puis la moquette… Une espèce de couche feutrée très très encrassée, sûrement aspirée quotidiennement, mais tellement vieille que cela ne sert plus à rien.

Après quelques appels et échanges avec Big, qui était vraiment inquiet pour ma sécurité, étant fatiguée je m’endors rapidement. Pendant la nuit, je suis régulièrement réveillée par des bruits divers. En effet, les parois qui servent de murs aux chambres, sont tellement fines que l’ont entend tout ce qui se passe dans l’hôtel. Un truc de dingue. On a l’impression d’être dans la chambre du voisin. Alors quand un gars rentre à 4H00 du matin et a tous les signes d’une soirée trop arrosée, c’est difficile à supporter…

Bref, réveil à 07H30. Je retrouve Kimono à 08H30 qui comme moi a passé une nuit entrecoupée de réveils forcés.

La, nous craignons être paralysées à cause des grèves. Heureusement, le métro roule et nous arrivons à bon port. Pour nous réconforter, nous allons prendre le petit dej sur les Champs Elysées avant de retrouver nos collègues dans le 10ème pour notre journée de présentations.

Au final, nous avons vécu un séjour de toutes les extrêmes et tous les paradoxes. Un séjour que, malgré l’hôtel un peu minimaliste, nous ne serons pas prêtes d’oublier.

Pour ceux qui cherchent un hôtel sans confort mais vraiment pas cher à deux pas du métro à Paris, c’est l‘Abricotel, Je ne vous le conseille pas, mais si vous êtes vraiment fauchés, ça fera l’affaire. Maniaques, préférez l’option « je reste chez moi ». Comptez 55EUR/nuit pour une chambre double. Je pense que les prix peuvent varier en fonction de la demande. Comme nous étions dans une période avec peu de chambres pour trop de demandes, il doit s’agir du prix « fort ».

5 COMMENTS

    • Zut, j’ai oublié de mettre le prix. Bien vu Begonia. Nous avons payé 55EUR/nuit, ce qui, me semble être bas pour Paris.

  1. A chaque fois que je vais à Paris je crains pas dessus tout le moment où il va falloir aller à l’hôtel pour dormir… Moi non plus je n’ai pas des goûts de luxe, mais de demande quand même un minimum. A Paris ce minimum est rarement atteint sans avoir à payer très cher…

    • L’avantage de cet endroit est que tu sais tout à fait à quoi t’en tenir et question prix, c’est très honnête pour Paris me semble-t-il.

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