Aujourd’hui, je dois aller voter

3
75 vues

Je présente d’ores et déjà mes excuses à mes lectrices « beauté » et autres trucs de nana qui ne s’intéressent pas du tout à la politique de mon plat pays. La politique peut être perçue, comme quelque chose de terriblement ennuyeux et c’est une perception, que je respecte à 100%. Je vous avoue que moi, jeune, je ne ressentais pas non plus un grand d’intérêt pour ces gens, qui prennent plaisir à faire des déclarations incendiaires à la télé, en raison d’une idéologie quelconque. Oui, mais, voila.

Depuis, j’ai grandi, mûri, vieilli et surtout mon pays n’est plus vraiment ce qu’il était. Mon plat pays belge, est doté d’un formidable système de suffrage universel qui permet, ou même oblige, chaque citoyen, d’exprimer un vote, par le biais d’élections, qui amènera un courant politique ou même une personne spécifique, à exercer une fonction dirigeante dans ce pays. Ces élections ont lieu au niveau national (je n’aime pas cette horrible terme « fédéral » qui désigne désormais le « format » de ma nation), régional (même combat) ou communal (la, c’est déjà plus intéressant). Il y aussi les élections européennes et les provinciales. Bref, vous l’aurez compris, on a vite fait de ce perdre avec tous ces jolis droits de vote.

Moi, ce droit, j’en suis fière et je vais donc m’empresser d’aller l’exercer toute à l’heure en choisissant en mon âme et conscience celui ou celle, qui pourra, je l’espère, diriger au mieux ma commune. Car ce sont des élections communales qu’il s’agit aujourd’hui.

Certains décrient cette chose qu’est les élections car « cela ne sert à rien » et je peux les comprendre. Car force est de constater qu’au terme d’une élection, ce n’est pas toujours le vainqueur qui sort gagnant… Dans certains cas, c’est tant, mais tout de même. C’est le résultats des coalitions et des négociations pre- et post-électorales qui, je pense, mettent en péril la confiance des électeurs.

Mais parlons des électeurs et de leur motivation à élire tel ou tel candidat. J’ai observé la page Facebook de certains candidats aux élections de ma commune cette semaine. J’étais alitée donc c’était une façon assez ludique de faire passer le temps. Sur les pages des candidats, il y a ces gens qui posent des questions et qui demandent au candidats, ce qu’ils pourraient faire pour l’octroie de leur logement social ? Ou que le potentiel élu pourrait faire ce qu’il faut pour qu’un bus ne passe plus dans sa rue ? Il y a aussi ceux qui souhaiterait voir un distributeur de billet au bas de leur immeuble, …  Il y aussi des gens qui demandent du « changement », sans développer évidemment. « Car le changement, c’est bien… » Ah bon ? Je me demande quels paramètres les gens considèrent pour désigner leurs élus. C’est effrayant. Et oui, les gens, la commune est plus grande qu’une maison, un quartier ou une rue…

Jetons aussi un oeil aux candidats. Déjà, il ne faut pas vraiment de qualifications spécifiques pour se présenter comme candidat. Certains partis recrutent des anciennes miss, des présentatrices de télévision, des sportifs… Je ne mets pas en doute la capacité de ces gens, loin de la. Chaque citoyen est potentiellement éligible. C’est ce que dit la loi. Mais le but d’une élection n’est-elle pas de désigner des gens compétents afin de diriger certains organes vitaux de notre pays, à quelque niveau que ce soit ? Et pour diriger, ne faut-il pas avoir un minimum de connaissances en gestion ? Encore une fois, je ne critique personne, mais je ne vois que très peu de candidats présenter un CV pour preuve de leur bonne foi. Le simple fait de le dire ne me suffit pas.

Ensuite, il y a ces candidats qui sont déjà ministre fédéral, voir vice-premier et qui se présentent pour devenir bourgmestre d’une bourgade bruxelloise… Non mais ho ! C’est l’un ou c’est l’autre ? Moi, non plus, mon employeur ne me permets pas de bosser chez lui, tout en exerçant un autre poste ailleurs ! Je ne dis pas que ces gens ne bossent pas, ils bossent pour certains même très dure, mais est-ce que ce système est bien efficace ? Donc, mettre des superstar de la politique, à grande visibilité nationale en tête de liste dans une commune bruxelloise, je dis que c’est déjà un mensonge, car ces gens-la n’ont AUCUNE intention d’exercer ce poste. Le pire, c’est qu’ils l’annoncent même lors d’interviews… Et dire que s’ils sont élus, ils sont payés pour exercer les deux. Ou va-t-on ?

Il y aussi ces dictateurs en herbe, qui transforment ces élections locales en menaces, en propagande, en épée de Damocles. C’est le cas de mon « ami » Bart, qui fait d’ailleurs très peur depuis qu’il s’est délestés de ces quelques kilos. Avant, j’arrivais à lui trouver encore un côté bon-vivant épicurien. La, c’est fini. Bas les masques. Et bien, mon ami Bart croit que s’il arrive à conquérir la ville d’Anvers », chose dont je ne doute pas vraiment, il arrivera à faire éclater mon beau pays. Ce n’est pas encore fait, mon cher. Tu devras avaler encore quelques tonnes de protéines avant de pouvoir attendre ton but ultime !

Pour conclure, chose amusante, il y a cet article dans Le Soir ou le politologue Pierre Vercauteren indique que ces élections sont comme un recensement linguistique pour les communes non-facilitaires autour de Bruxelles. En effet, depuis la cission de BHV, les francophones des communes du brabant, qui ne sont pas à facilités, ne peuvent plus voter pour les listes bruxelloise. De ce fait, les francophones ont crée des listes francophones dans ces communes. Je suis effectivement curieuse de voire le nombre de votes récoltés par ces partis. Car en effet, s’il y a bien une chose dont notre pays à grand besoin, c’est d’un vrai recensement, histoire de remettre les pendules à l’heure !

Et donc voila, toute à l’heure, je vais aller voter. Je vais donner mon vote à une personne en qui, je crois, avoir confiance. Qui fait des choses pour ma commune, des choses concrètes prouvées. Qui a de l’expérience et qui a déjà su prouver sa compétence à de nombreuses reprises. Certes, tout n’est pas parfait dans ma commune. Les travaux incessants dans ma commune sont une aberration. Et je ne vous parle même pas de cette ignominie de R&R qui se mets en place dans le fond de mon jardin. Mais seulement voila, ces élections sont la pour désigner la personne qui pourrait le mieux gérer l’entreprise qu’est ma commune et ma commune ne s’arrête pas à ma personne, ma maison ou ma rue. J’espère que d’autres réfléchissent également comme cela, car nous avons ce luxe de pouvoir aller voter, alors utilisons-le avec réflexion et intelligence.

Je n’ai pas de question particulière à poser au lecteur ou à lectrice qui m’aura lu mais si vous avez envie de vous exprimer, je vous en prie.

3 COMMENTS

  1. Moi je te lis tjrs 😉 et ça fait des années déjà…
    Alors oui la politique vaste sujet, je m’y intéresse surtout au niveau de ma commune, ici le bourgmestre est là depuis des années, bcp veulent du changement et une page facebook a même été créer pour que les citoyens s’expriment, je me demande les résultats tantôt…Je savais pour qui voter, une personne de confiance et qui a fait ses preuves déjà…

    • Coucou ma belle. C’est vrai. Tu es une de mes plus fidèles lectrices, si pas la plus fidèle 🙂 Merci beaucoup d’avoir lu ma tirade et d’avoir eu le courage d’y répondre. Si tout le monde pouvait voter avec un peu de bon sens, le monde se porterait peut-être un peu mieux. Bisous et à très bientôt !

  2. Moi aussi, j’ai été voter (en même temps, il paraît que c’est obligatoire ! :p).

    Et, moi aussi, je m’intéresse vraiment à la politique, parce que des gens sont morts, il n’y a pas si longtemps, pour nous offrir une démocratie, et que c’est notre devoir d’y exercer nos droits les plus élémentaires en votant.

    Je ne vis pas dans ma commune depuis assez longtemps pour connaître vraiment les gens. Alors, j’ai voté pour une liste (c’est le première fois que je vote juste une liste). Mais, comme d’habitude, je sais pour quel programme j’ai voté. Je l’ai fait en connaissance de cause.

    Cela dit, le nombre de gens qui votent pour tel ou tel « parce qu’il a l’air gentil » (la gentillesse est un gage d’intelligence, maintenant ?), ou « parce qu’il présente bien » (ben, on sera fin, quand il prendra une décision con)…

Laisser un commentaire