Je cherche du boulot – Episode 1

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Comme vous le savez, professionnellement, ma vie a subi un petit cataclysme, début février. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à lire mon article précédent. Et oui, depuis 1 mois, je vous ai abandonné lâchement. Mille excuses. Mais c’était pour la bonne cause. Enfin, surtout la mienne, car Big a décidé d’emmener toute la famille en vacances pendant 2 semaines et ce très loin d’ici. J’avoue, cela m’a fait du bien. Encore un énorme merci à mon Big d’amour !

Je vous résume l’état de la situation actuelle. Je suis toujours employée par mon employeur-pour-la-vie-qui-ne-veut-plus-l’être. En effet, qui dit restructuration dit longues discussions « syndicat-direction ». Comme je n’ai pas de patience du tout, ces discussions me paraissent interminables. Les syndicats se battent pour le bien-être… des restants. Pour nous, les partants, l’affaire est déjà bouclée, je pense. Car officiellement, je ne suis toujours pas virée. Bref, ça discute, ça débat, ça négocie et en attendant, moi et mes compagnons de fortune, on prend racine et on tue le temps comme on peut. Pas facile.

Donc, plutôt que de rester la, plantée à ne rien faire, j’ai commencé à chercher du boulot. Et je dois avouer que je me suis prise une claque monumentale. Entre chercher du travail en 2000 et chercher du travail en 2014, il a du se passer quelque chose que j’ai du louper…

Le simple fait de postuler est déjà toute une aventure. Le CV avec photo ou pas ? Personne ne m’a apporté de réponse probante jusque la. Dans le doute, je m’abstiens. Ensuite, la structure du CV. Plusieurs écoles. J’ai opté pour la version courte et condensée avec mise en avant des compétences et des réalisations. Mais encore une fois, ce n’est manifestement pas une science. Puis la lettre de motivation… Certains la préconisent longue, d’autres la proscrivent. Encore une fois dans le doute, j’ai opté pour le juste milieu. C’est à dire, juste la longueur qu’il faut en mettant en avant pourquoi j’estime être compatible avec tel ou tel fonction.

Poser sa candidature n’est pas une chose simple. La plupart des sociétés de dimension importante disposent d’un système en ligne. Donc tu passes trois jours à faire un joli CV et puis tu réalises que tu as perdu ton temps, car le système en ligne n’arrive pas à extraire les données de ton CV et tu dois donc tout encoder à la main. Chouette ! N’oublions pas non plus que tu dois t’inscrire sur chaque site et que tu reçois un login et mot de passe pour chacun d’eux. Ma mémoire ne s’étant réellement pas améliorée avec le temps, le défi de la gestion des login et mot de passe est devenu carrément excitant.

Après le parcours du combattant vient l’attente de la réponse… Et la, je crois que je ne suis pas au bout de mes peines.

Car une réponse on en reçoit toujours une non ? Politesse oblige ?  Et bien non ma bonne dame. Anno 2014, l’employeur convoité n’est plus obligé de te répondre. Tu comprends, il reçoit tellement de candidatures qu’il est impossible de répondre à tous le monde. Euh comment ? Premièrement, si les gens vous montrent de l’intérêt, c’est un minimum de répondre « non, merci ». On ne participe pas à un concours pour gagner un voyage au Brésil, mais en tant que candidat, on investit du temps pour rédiger un lettre et un CV afin de convaincre la société qu’on pourrait bien matcher… ou pas. Deuxièmement, quand une boite clame haut et fort qu’elle est pour le dialogue avec les consommateurs et qu’elle le crie sur tous les toits et surtout sur les réseaux sociaux, je me dits qu’elle peut quand-même prendre 5 minutes pour dialoguer avec quelqu’un qui pourrait vouloir venir bosser chez elle, non ? Et bien, non… manifestement, ce sont des politiques de communication différentes.

Ensuite, les délais de réponse. Avant, j’envoyais ma lettre manuscrite par courrier classique, tout ça. Elle arrivait et dans les 5-6 jours, je recevais un coup de fil pour une interview. Mais ça c’était résolument avant… J’en reviens au point 1. Premier cas de figure : la réponse n’arrive jamais. C’est lâche mais apparemment c’est courant. Bon… Deuxième cas de figure : tu reçois une réponse par e-mail automatique avec un « non » absolument pas motivé dès le lendemain. La tu te demandes ce que t’as bien pu mal faire dans ta lettre de motivation. Troisième cas de figure : on te répond dans les 1 à 2 semaines. Ca c’est correct, mais ce n’est pas la majorité.

Et puis la réponse, parlons-en. Jusqu’à présent j’ai eu droit à des « super, génial, mais non… on a trouvé mieux ». Bon, c’est pas cool, mais mon ego arrive à encaisser. Sauf quand… tu sollicites pour un job qui est en dessous de tes compétences histoire de tâter le terrain et de voir si tu ne vises pas trop haut. La, tu te sens… comme une merde.

Mais ce qui est le plus hallucinant et le plus mensonger, soyons clairs, c’est cette merveilleuse petite phrase que l’on trouve à la fin de chaque courrier : « nous gardons votre CV et vos coordonnées et nous vous recontacterons dès qu’une fonction compatible avec vos compétences se présente »… OMG, sérieux ? Evidemment, jamais aucun employeur ne vous rappellera. Mais alors pourquoi mettre cette phrase imprégnée d’hypocrisie sans mesure ?

Donc, voila ou j’en suis. Je sollicite pour des jobs, à droite, à gauche. J’ai l’impression d’être une merde à genoux pour trouver un gagne-pain correct. Pour l’instant, j’en suis à une quinzaine de candidatures. Je songe déjà très sérieusement à revoir intégralement mon CV, pour la troisième fois. Et surtout à ne pas trouver de boulot avant Janvier. Et oui, on m’a glissé à l’oreille qu’il fallait entre 3 mois (les chanceux) et 6 mois (les moins chanceux mais pas tant que ça vu qu’ils trouvent) pour retrouver quelque chose.

La suite au prochain article ou je vous parlerais de mes interactions en temps réel avec les recruteurs. Vous verrez, c’est pas mal non plus !

Allez on se motive. Je ne peux que m’enrichir de vivre cette expérience, non ?

1 COMMENT

  1. coucou ma belle… pfffff, je suis vraiment désolée pour toi… mais absolument pas étonnée (bon, je sais, ça ne va pas t’aider :/)… je reçois pas mal de Cv où je bosse, si ça peut te rassurer, nous on garde vraiment les CV que les gens nous envoient… et en 1999, quand j’ai postulé comme prof, ben… j’ai du envoyer une centaine de lettres… pour une dizaine de réponses… j’étais dégoûtée… bref, je croise les doigts et je ne peux m’empêcher de penser au barbare qui m’expliquait encore hier comment le forem/onem s’était de foutage de G… Il parait qu’effectivement, en janvier (je ne sais pas quel mystère), c’est le bon moment pour postuler… Bref, je t’envoie des tonnes d’ondes positives ! bisous

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